La famille égyptienne et la législation contemporaine
Le lundi 15 juin 2026, la Fondation Kemet Boutros-Ghali pour la Paix et la Connaissance a organisé au Club Diplomatique un séminaire intitulé « La famille égyptienne et la législation contemporaine ». L’événement s’est tenu en présence des membres du Conseil d’administration et du Conseil consultatif, sous la présidence de M. Mamdouh Abbas, président du Conseil d’administration.
Parmi les intervenants figuraient le Dr Mostafa El Feki, écrivain, diplomate et penseur politique ; la Dre Hoda Badran, ancienne présidente du Comité international des droits de l’enfant aux Nations Unies ; ainsi que le Dr Emad Abu Ghazi, ancien ministre de la Culture. Le séminaire a été animé par l’ambassadrice Laila Bahaa El Din, directrice exécutive de la Fondation Kemet Boutros-Ghali pour la Paix et la Connaissance.
De nombreuses personnalités politiques, médiatiques, culturelles et parlementaires ont également participé à cette rencontre, notamment le Dr Saad El Din El Hilaly, professeur de jurisprudence comparée à la Faculté de la charia et du droit de l’Université Al-Azhar ; le Dr Hossam Badrawi, ancien membre du Conseil consultatif (Shura) égyptien ; le conseiller Monsef Soliman, ancien vice-président du Conseil d’État et ancien député ; Mme Amira Saber, députée en exercice ; M. Sameh Shoukry ; M. Mounir Fakhry Abdel Nour ; le Dr Ali El Din Hilal ; ainsi que le ministre Mohamed El Orabi.
Dans son allocution, M. Mamdouh Abbas a souligné l’importance du nouveau projet de loi sur le statut personnel récemment soumis par le gouvernement au Parlement égyptien. Ce projet traite notamment de la garde des enfants, des droits de visite et d’hébergement, de la pension alimentaire, de la tutelle éducative, du divorce, du khulʿ (divorce à l’initiative de l’épouse) ainsi que d’autres questions essentielles touchant la famille égyptienne. Il s’agit de problématiques complexes et multidimensionnelles où se croisent traditions sociales, principes religieux et dispositions juridiques et constitutionnelles.
À l’issue de la rencontre, le projet de loi sur le statut personnel est apparu comme l’un des principaux sujets situés à la croisée des efforts visant à moderniser le système juridique et à réduire les conflits familiaux, tout en tenant compte des réalités sociales et économiques. Si les amendements proposés visent à instaurer davantage d’équité et d’équilibre entre les membres de la famille, ils soulèvent également d’importantes interrogations concernant la préservation de la stabilité familiale et la nature des relations sociales au sein de la société.
Les participants ont insisté sur l’importance de prendre en considération les mutations économiques et sociales que connaît la famille égyptienne, afin de garantir que les dispositions légales soient réalistes et applicables, sans porter atteinte aux droits fondamentaux de l’enfant. Ils ont également souligné la nécessité d’adopter une législation moderne et équilibrée, capable de répondre aux défis contemporains, d’assurer la protection juridique de tous les membres de la famille et de renforcer sa stabilité et sa cohésion en tant que pilier fondamental de la société.


